[Test] Salomon S-LAB ME:sh U2M : du brevet à vos pieds !

Au programme : Mes premières impressions sur les S-LAB ME:sh U2M

Vous vous demandez quelles pompes à Kilian Jornet depuis quelque temps à ses pieds depuis quelques courses et bien voici la réponse : une S-LAB ME:sh !!

C’est une chaussure sur-mesure que Salomon a lancée cette année pour le grand public, là où Kilian a le droit à des prototypes depuis quelques années. Ce projet est la concrétisation de nombreuses années de travail chez la marque annécienne ! Pour comprendre la révolution qu’a fait Salomon avec ce produit je vous propose de lire cet article. 

[Mode racontage de vie :ON]

Ce produit, je l’ai découvert, un peu par hasard il y a 4 ans en lisant un brevet sur un nouveau concept de chaussure. Je fus vraiment surpris de voir que ce qui peut paraitre un petit poucet dans le monde du running était capable de sortir ce genre de nouveau concept, de revoir totalement comment faire une chaussure. Pourtant ce produit n’apparaissait nulle part dans une chaussure de la marque. Je fus encore surpris en 2016, à l’ISPO quand chaque personne de Salomon que je croisais et notamment Greg Vollet me parlait de ce brevet quelque chose se tramait !

C’est en 2017 que tout s’est concrétisé, une page mystérieuse puis un mail m’invitant à Annecy pour découvrir  » l’expérience « .

[Mode racontage de vie :OFF]

Et voilà quelques semaines plus tard je recevais un colis bien garni ! Dans un bel emballage, il y a la chaussure bien sûr, mais aussi une fiche récapitulant vos mesures, vos choix, le nom du préparateur, le numéro du modèle (ici #1 😍 ) ainsi que votre carte du ME:sh Running Club et un sac de transport. Pas de surprise le produit est très bien fini !

Mes choix pour la conception se sont orientés vers une chaussure pour m’amuser en foret de Fontainebleau sur des distances plutôt « longues » : version haute pour limiter les débris , insert Opal pour tenir la distance et pour la semelle externe du Soft Ground Contagrip. Le bleu c’est pour l’aventure, la liberté.

La structure globale de la semelle semble assez proche de la Wings, bien que d’une seule pièce alors que l’arrangement des les crampons est proche de ceux de la Sense 6 SG.

Niveau poids pour ce modèle en 43, la chaussure pèse 305 grammes. Ce n’est pas négligeable, mais une version courte descend sous les 250 grammes.

Premières impressions

Tout commence par l’enfilage, c’est sur mesure alors j’ai dû investir dans un nouvel ami : un chaussepied ! Et oui c’est « fit ». Pour la Twinskin version mid il faut imaginer mettre une chaussure de ski nordique (oui je suis un grand skieur 😂) , tourner à quasiment 90° puis redresser.

Après quelques kilomètres, on a vraiment l’impression de ne courir qu’avec une semelle. C’est très agréable, le pied remplit super bien le volume du chaussant sans être compressé. C’est une sensation que j’ai rarement ressentie. Vraiment top ! Fit ça ne veut pas dire serré ! Vu le peu de rembourrage, il y a juste la double épaisseur de chaussette, on pourrait s’attendre à un produit plutôt « dur » mais la sensation d’inconfort n’est pas présente ! Il n’y aucun point de pression, c’est agréable. C’est surement dû au faite que la chaussure enveloppe bien le pied.

Sur terrain en devers ou avec des gros cailloux ça devient un peu compliqué pour moi, on sent les limites du maintien par le squelette de la chaussure. Il faut vraiment travailler la proprioception pour rester stable et utiliser son corps pour rester dans l’axe. C’est ici la plus grande limitation de la conception de la chaussure pour le commun des mortels ! Après quasiment 100km, mes pieds sont ravis. En foret de Fontainebleau, c’est un régal, la Twinskin empêche très bien les débris de rentrer même la majorité du sable de Bleau ! Je n’ai jamais fini avec les pieds aussi propres ! Plus les kilomètres passent plus elles se laissent oublier, en faisant quand même attention aux imperfections du sol.

J’ai une petite crainte après ces kilomètres, la durabilité de la semelle. Elle indique déjà quelques nervures de fatigue sur le midsole, les crampons étant toujours intacts. L’amorti complet du produit est annoncé à 300km, ce qui me rappelle les premières versions de la Sense.

Le ME:sh Running Club

A ce prix-là, il n’y a pas que la chaussure ! Il y a cette petite carte, un club sélect qui vous permet d’accéder à un forum d’échange autour du concept ME:sh : nouveautés, retour d’expérience. Mais aussi la possibilité de participer à des évènements Salomon : le premier étant 24h avec Kilian à la suite de l’UTMB dans un hôtel 4* de Chamonix (avec un petit chèque quand même)

L’avenir

Salomon a déjà prévu d’aller plus loin vu les modèles qui trainent aux pieds du cobaye en chef : Kilian Jornet. Par exemple ce modèle sans lacet mis au point par Felix Dejey spécialement pour l’UTMB version sèche.

Les coloris proposés par les modèles « Unique to my community » , versions personnalisées anatomiquement, mais dans les caractéristiques et couleurs sont figés par le magasin, étant plus variés, on peut aussi s’attendre à voir dans les prochaines années de possibilités de customisation.

Conclusion

On se retrouve au final avec un produit très bien fini, du vrai sur mesure. Son utilisation répond à ce que j’attendais et au speech de Kilian « être au plus près de la nature, oublier la chaussure », le sentiment de ne courir qu’avec une semelle est bien présent. Il reste à voir les avantages qu’offre le ME:sh Running Club et l’implication que les possesseurs vont pouvoir avoir dans le développement du produit, qui peut être un réel plus pour vivre l’expérience

Si je m’en refaisais une, je partirais plutôt sur une version route, même si Salomon n’est pas spécialiste du domaine, moins de risque au niveau du maintien, pour des sensations intéressantes.

FAQ

Peux-tu expliquer comment sont prises les mesures ?

Ca dépend de l’expertise du magasin dans lequel tu vas. Salomon n’a pas normalisé le moyen de mesure mais fais confiance au choix de ces revendeurs. Au Annecy Design Center, j’ai eu le droit à un scan 3D.
4 grandeurs sont utiles pour le choix de la pointure et de la largeur du chaussant.

Cet article a été rédigé librement, il sera régulièrement mis à jour avec mon ressenti !

3 comments

  • Elles font bien envie ! Par conte quand tu les décris, j’ai l’impression finalement de chaussures minimalistes, je me trompe ? Juste avec du drop, et qui enveloppent bien le pied.
    Car au final quand tu cours en chaussures de ce type, c’est vraiment les premiers ressentis, et la proprioception qui bosse.
    Apres, 300km c’est peu, surtout au vu du prix, finalement c’est vraiment des chaussures adaptées à la compétition, si tu es habitué à courir avec ce type de produit. Mais je testerais bien !

    • L’idée et la conception de la chaussure se rapproche du minimalisme, oui ! Kilian, en partie instigateur, voulait une chaussure qui se fait oublier mais avec du confort pour tenir les longues distances. Salomon a sorti une nouvelle chaussure avec seulement 12 éléments.
      Je pense que pour le prix, il ne faut pas juste voir la chaussure mais ce qu’il y a autour aussi : la co-conception, le partage autour du projet, les événements à venir..
      Personnellement, je conseille d’aller directement à Annecy pour être immergé au coeur du projet si tu veux t’en faire une 😉

  • Ah et à l’occasion faudra qu’on aille courir ensemble à Bleau !

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