[Brevet] Under Armour et l’optimisation topologique

Au programme : la semelle de The Architect par Under Armour

Cet article ne présage pas des futures sorties de la marque, il n’est issu que de mon analyse d’un brevet déposé par la marque et reflète potentiellement les activités des concepteurs.

Les informations présentées dans cet article proviennent de la demande de brevet US2016360828A1 déposée par Under Armour Inc.

On parle beaucoup de fabrication additive, d’impression 3D en ce moment : adidas et sa FutureCraft4D et ces 10000 paires prévues en 2018, Brooks et ses futures chaussures de running avec HP et Superfeet, c’est Under Armour qui a fait le premier pas en 2017 avec 96 (!!) paires de The Architect.

La structure de la semelle

La structure de cette semelle est protégée par un brevet.  Une structure lattice c’est une structure poreuse comme un treillis (traduction de l’anglais lattice) elle a l’avantage d’être plus légère. Le terme de structure lattice devient de plus en plus courant avec l’utilisation de l’impression 3D qui rend ce genre de structure plus facile à réaliser. Les 2 combinés avec un peu de mathématiques permettent d’obtenir des objets qui répondent mieux aux besoins : c’est ce qu’on appelle l’optimisation topologique : mettre de la matière là où en a réellement besoin en fonction des contraintes !

Les applications proposées par Under Armour montrent cette structure sur tout ou partie de la semelle en fonction des applications . Cette structure offre plus ou moins d’amorti en fonction de la densité.

D’autres optimisations topologiques ?

Asics a déjà utilisé ce principe d’optimisation topologique en 2015 ( Application of topological optimization technique to running shoe designing par Tsuyoshi Nishiwaki et Mai Nonogawa) sur le maintien du talon de ces chaussures. Le résultat est plutôt intéressant : 65% de masse en moins sur la pièce pour l’optimal (40% en moyenne sur les solutions proposées par l’optimisation)

Du bloc brut à la solution appliquée 

Cette forme est assez proche de ce qui équipe les Gel Nimbus depuis la version 17 !

Conclusion

la semelle de The Architect

Pourquoi l’impression 3D n’est pas encore à grande échelle ? Under Amour annonce 24h pour faire une paire de semelle là où il faut normalement 8h pour en faire 2400 paires ! Mais cela n’est qu’une problème de moyen industriel. Pour réduire ce temps, l’optimisation topologique des formes, même si elles sont plus complexes, est un pas nécessaire aussi pour réduire le temps de production avec la fabrication additive.

Je pense que c’est là où des progrès peuvent encore avoir lieu au niveau des chaussures avec des semelles ayant des structures à densités variables et qui peuvent s’adapter aux types de foulées de chacun : zone d’impact, de pression, morphologie du pied..

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