[Brevet] Adidas veut sa part du marché de la personnalisation

Au programme : Un brevet autour de la personnalisation de chaussures chez Adidas

Cet article ne présage pas des futures sorties de la marque, il n’est issu que de mon analyse d’un brevet déposé par la marque et reflète potentiellement les activités des concepteurs.

Les informations présentées dans cet article proviennent des demandes de brevet US2017213382A1 et US2017208890A1 déposé par adidas AG.

Alors que Nike s’est lancé dans la personnalisation esthétique avec Nike ID, Salomon dans la personnalisation plutôt anatomique et biomécanique avec ME:sh, Adidas veut aussi sa part du marché de la personnalisation avec une vision assez proche de celle de Salomon : préférentielle et biomécanique pour vous offrir la chaussure la plus adaptée à votre pratique mais avec une nuance !

Le synoptique de conception : facile !

Chez Salomon, aujourd’hui il faut passer chez un expert pour prendre ses mesures, analyser sa foulée et choisir ses préférences de design. Cela implique un coup pour le revendeur et des mesures comme l’analyse de la foulée qui sont souvent faites sur une durée très courte et sur un tapis donc pas dans des conditions réelles. Ce que propose ici Adidas s’est d’avoir un capteur dans votre chaussure N pour vous aider à choisir votre chaussure N+1.

En parallèle de votre utilisation de la chaussure, un modèle numérique est construit à partir des données des capteurs embarqués durant l’effort. Ce modèle numérique pouvant ensuite être réalisé de façon automatique ( impression 3D, tissage..).

L’avantage de ce modèle est d’être basée sur l’anatomie d’une personne, ses caractéristiques plutôt que des infos statistiques de masse qui sont représentatives de la moyenne : un accéléromètre sur une chaussure, un capteur de température sur un t-shirt ou une chaussette ou un capteur UV sur votre ceinture cardio pour avoir un retour sur l’efficacité de votre t-shirt tout est bon pour en connaitre plus sur vous.

L’exemple: la chaussure.

Des accéléromètres 3 axes intégrés à la chaussure permettent de donner des infos sur la foulée (angle d’attaque, type de foulée, zone d’impact, temps d’impact..) Mais aussi les habitudes de la personne : distance, vitesse. Un capteur de pression dans la semelle permettrait aussi d’avoir des infos sur le poids de la personne et la force de poussée et d’impact. Ces infos sont proches de ce qui avait amené New Balance à la FreshFoam.

Avec toutes ces infos il serait ainsi possible de déterminer les préférences de la personne : par exemple course avec du dénivelé ou course sur route et adapter les besoins en termes d’amorti, profondeur des crampons, drop, etc…

Cela ressemble aux préférences demandée dans le concept ME:sh de Salomon mais ici capter de façon continue.

La semelle récupératrice d’énergie

Vous allez me dire c’est quoi le lien ? Et bien pour alimenter tous ces capteurs, Adidas a trouvé la solution : mettre des boutons piézoélectriques pour récupérer l’énergie et alimenter accéléromètres, GPS, capteur de température, antenne.. Incorporés à votre chaussure.

Cette source d’énergie d’à peine 3mm d’épaisseur est un élément primordial si l’on veut embarquer de façon continue des capteurs sans que cela gêne l’utilisateur.

Conclusion

Le concept que propose ici Adidas est alléchant car basé sur des données réelles, sur le terrain, mais sa réalisation me semble compliquée. Si une chaussure est spécifique pour réaliser les mesures, elle sera prêtée par un magasin donc aussi sur un temps d’utilisation court. On se retrouve donc quasiment dans le même cas que ce que propose aujourd’hui Salomon avec la ME:sh

Wait and see..

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