[Brevet] Un ressort caché dans les semelles chez Nike

Au programme : Un ressort plat caché dans les semelles chez Nike

Cet article ne présage pas des futures sorties de la marque, il n’est issu que de mon analyse d’un brevet déposé par la marque et reflète potentiellement les activités des concepteurs.

Les informations présentées dans cet article proviennent des demandes de brevet WO2016179265A1 déposé par Nike Innovate CV.

Nike Zoom Vaporfly Elite

Vous avez surement vu ce collage pour la nouvelle Nike Zoom Vaporfly Elite, la chaussure qui doit permettre de courir en moins de 2 heures (à ne pas confondre avec la Adizero sub2 d’Adidas qui a échoué à sa première tentative)

Ce qui m’a intéressé, outre le calcul CFD pour estimer la trainée de la chaussure et améliorer son profil (oui c’est un peu LOL), c’est le dessin en bas au milieu avec la plaque en carbone insérée dans la semelle.

Le collage vendeur

Le brevet

la plaque !

Pour en revenir au sujet, cette plaque ! Elle est définie comme un ressort : l’avant de la plaque a une forme cintrée vers le bas au niveau de l’avant du pied comparé à la partie arrière. Il faut imaginer cette forme comme le ressort déchargé.

Tout se passe dans la seconde partie de la foulée, quand les jambes passent d’une position pied à plat à la position talon levé avant de continuer par la poussée. Lors de cette phase, les articulations métatarsophalangiennes subissent une extension comme le pied se déroule du talon aux orteils. Pour contrer le moment d’extension causé par la force de réaction du sol pendant le roulis du pied, les muscles du pied et des jambes exercent une force pour créer un moment de flexion autour des articulations métatarsophalangiennes. En bref, une fois le pied posé à plat, la plaque prend sa position chargée (plane) et se décharge ensuite au moment de la poussée.

Seule une petite partie de cette énergie est récupérée à la fin du contact du pied avec le sol. En effet, les articulations métatarsophalangiennes et leurs muscles associés agissent comme des absorbeurs d’énergie qui renvoient très peu de l’énergie mécanique.

intégré dans une semelle type spike

Le but de cette plaque est de stocker une grande quantité de cette énergie et de la renvoyer pendant cette phase de la course. L’énergie potentielle du corps est stockée quand la plaque passe d’une forme courbe à une configuration plate. Lorsque le pied continue à rouler vers l’avant et que le talon soulève du sol, les articulations métatarsophalangiennes commencent à s’étendre, l’énergie stockée dans la plaque se libère alors pour propulser le coureur.

Cette plaque serait comprise dans la semelle, et un composite à base de résine epoxy et fibre de carbone. L’angle « déchargé » de la semelle serait aux environs de 20° (entre 10 et 25°)  et les couches de composites dépendantes du poids du coureur entre 9 pour un poids de 60/70 kget 17 pour un poids de plus de 100kgs.

Conclusion

Bonne idée ce placement de ressort intégré das la semelle pour gagner les 2,4% manquant à un certain record du monde , mais est-ce bien légal ? Nike affirme travailler avec l’IAAF notamment pour la validation de ces chaussures, mais il existe cette fameuse règle 143.

« Toutefois ces chaussures ne doivent pas être construite manière à donner aux athlètes une aide supplémentaire quelconque inéquitable, y compris l’incorporation de toute technologie donnant un quelconque avantage inéquitable. »

Nul doute que cette technologie peut apporter un avantage.. Affaire suivre, record à venir ?

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *